Récit D

J’en ai trop dit…

C’est le matin, Jean Naitrodi se lève, un cri perçant déchire le silence, il vient de se prendre le pied gauche dans le bois du lit, il pousse un gros juron ……..

Puis, il se regarde dans la glace en criant: «  Arggggg!! Je suis tout décoiffé !!  Vite, un rateau, euh, non, un peigne ! »

Il se recoiffe et descend les escaliers mais il ne voit pas son chien Tudor qui dort sur les marches, et oupsss d’un seul coup, il atterrit sur le tapis du salon !!

«  La journée commence bien !! Grrrrr !! »

Il va dans sa cuisine, prend son bol, son lait et …..sa cuillère . Au moment où il va se servir, il entend la sonnette, il lâche tout, catastrophe, c’était sa cuillère à trous !

«  Mais c’est paaas vrai, ça continue, y’a du lait partout!!!Tudor, va chercher Ditou l’chat ! »

Driiinng, driiinng faisait la sonnette.

« Qui ose me déranger de si bonne heure ?

- C’est moi, c’est Monsieur %§!ù$$ , ( en fait, il s’appelle Robin Dirien mais la peur le faisait bafouiller ) vite, vite, ouvrez-moi, ça « urge »  !!! »

Aie, aie, aie ………

Cette journée ne commence pas comme les autres, Jean Naitrodi éprouve un sentiment bizarre….., il sent que quelque chose d’étrange se passe ……..

Fin de la partie D1 Ecole St Jean Baptiste de La Salle Houard-Demange Dominique
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Robin Dirien reprend : « Vite je vous dis, ouvrez-moi ! »

 Jean Naitrodi se dirige vers la porte et lui ouvre. Robin Dirien se précipite dans la pièce et le supplie de refermer immédiatement la porte. Il est dans tous ses états. Robin enlève sa veste, son chapeau et s’assoit sur le fauteuil du salon ; il n’a pas encore dit bonjour, il se presse de parler :

«  C’est très grave. Je me rendais à la banque où je travaille, juste à côté de chez vous, quand tout à coup, j’ai vu, deux hommes armés qui y rentraient. C’est là que j’ai frappé à la première porte que j’ai trouvée. Il faut de toute urgence prévenir la police ! »

 Soudain, des coups de feu retentissent.

« A terre ! » crie Jean Naitrodi. Deux minutes plus tard, un silence profond s’installe.
Puis l’on frappe à nouveau à la porte……………………..

Fin de la partie D2 – Ecole Sainte Madeleine – Christelle  SALAVERT
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Tudor le chien grogne alors que Ditou a le poil tout hérissé et la queue qui a triplé de volume.

« On sait que vous êtes là ! Ouvrez immédiatement ! », entend- on derrière la porte

Robin Dirien met le doigt devant sa bouche et se précipite à pas de velours derrière le canapé.

Jean Naitrodi hésite et lance d’une voix mal assurée :

« Qui êtes-vous ? Que  voulez-vous ? »

A nouveau, trois  coups heurtent la porte mais aucune réponse.

Jean pense à son petit déjeuner qu’il n’a pas eu le temps de prendre. Il sent la colère monter en lui :

« Ecoutez, dit-il, qui que vous  soyez, l’heure est grave : je n’ai pas encore bu mon lait. Pourriez-vous aller frapper à la maison voisine, les occupants y sont bien plus accueillants que moi et……. »

Pas le temps de poursuivre……

Six coups retentissent plus forts, plus violents que les précédents. Entre chaque coup, des mots sont prononcés d’une voix caverneuse :

« Ouvrez ….(Toc)… Il ……..(Toc) ……..en ……….(Toc) ……… va …….(Toc) …….. de ………(Toc) …………votre ……….. (Toc) ………..vie ! »

Le chat, le chien, les deux hommes, tous sont figés, seul les yeux remuent. Ils s’observent, se regardent……. Et la peur, peu à peu les envahit.

«  ……..ma…….vie ……. sans ………avoir …….pris……mon …….petit ……déjeuner.

Je……savais ………que……cette……journée……..commençait …..très……mal, réussit à murmurer Jean Naitrodi.

-          Taisez-vous, cria Robin Dirien, on va vous entendre derrière cette porte….. »

C’est alors que chacun pense à la même chose : La PORTE …….. La PORTE !

Elle n’est pas fermée….. Au même moment, la poignée bouge……..

Entre un homme vêtu d’un uniforme de policier.

D’une voix caverneuse, il s’adresse aux deux hommes qui tremblent de la tête aux pieds :

« Vous avez vu un homme entrer ici, il y a de cela dix minutes ?

- Heu, non, répondirent ensemble Jean et Robin

- Vous en êtes certains ?

- Oui, nous n’avons pas bougé d’ici depuis ce matin, réplique Robin sous le regard étonné de Jean qui demande

- Que se passe-t-il ?

- La Banque a été braquée par deux hommes. L’officier de sécurité sortant du bureau du directeur a tiré sur les braqueurs. Il a blessé l’un des deux hommes qui s’est écroulé au sol et qui a rapidement été maîtrisé par les employés. Le deuxième a pris la fuite. Nous le recherchons. Il est armé et peut être dangereux. »

Un silence pesant s’installe……. Jean Naitrodi réfléchit. Comment se fait-il que la police soit déjà sur les lieux ? Qui mène l’enquête ? Et surtout, lui qui est client de cette banque n’a jamais rencontré Robin Dirien. Il va falloir se la jouer très finement et savoir le plus vite possible Qui est Qui ?

Ditou se place derrière le policier, alors que Tudor se plaque contre les jambes de Robin

Fin de la partie D3 – Collège Marie Rivier – Claude PIALLAT
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Jean Naitrodi observe ses animaux, ils ont une attitude inhabituelle et étrange.

Soudain, le policier l’interpelle :

- Ah ! Mais je vous reconnais, je vous ai vu dans le magazine Pierres et diamants ! Je ne sais plus de quoi il était question …

Jean Naitrodi, qui est bavard, lui raconte tout.

- Oui j’ai parlé du gros diamant que j’ai découvert lors de ma dernière expédition en Egypte, il aurait appartenu à la reine Cléopâtre. Mais il est bien protégé dans le mur derrière le tableau de ma mère, continue Jean Naitrodi.

- Ah ! Intéressant ! réplique le policier.

Robin Dirien écoute très attentivement les propos de Jean Naitrodi pendant que le policier ne cesse de le faire parler.

- Savez-vous que j’ai une grande passion pour l’Egypte ancienne, dit le policier.

- Ah ! J’en suis ravi ! Si vous le souhaitez, je peux vous montrer les photos de ma dernière expédition. Désirez-vous un café? Moi, je prendrai un bol de lait car avec tous ces événements, je n’ai pas encore eu le temps de prendre mon petit déjeuner, et c’est un CRIME !

- De … de … de quoi … vous parlez … ?, balbutie le policier craignant d’être découvert.

- Oui un crime, vous avez bien entendu. Je ne peux pas commencer ma journée sans un bol de lait !

Jean Naitrodi prépare son lait dans la cuisine, quand, tout-à-coup, il entend des bruits superposés.

- Rrrrrr, Pffffffff, Maouww !

- Aïe ! Lâche-moi, saleté de chat !

- Gggrrrrrr ! Wouaf, wouaf !

- Aahhhhhhh !

Jean Naitrodi sursaute, retourne à pas précipités dans le salon, il décroche le glaive égyptien qu’il avait ramené de son expédition.

Le chien Tudor s’était jeté sur le policier, le menaçant de ses canines et l’empêchant de bouger.

Le chat Ditou avait lacéré les mollets de Robin Dirien.

Dans son empressement, Jean Naitrodi trébuche sur le policier. Les animaux desserrent aussitôt leur étreinte pour se précipiter vers leur maître. Les visiteurs en profitent pour s’échapper.

Jean Naitrodi se relève et voit le tableau de sa mère au sol, découvre le coffre ouvert, VIDE. Il comprend que les deux hommes étaient des imposteurs dont le but était de voler son diamant.

Il se saisit de son glaive et, fou de rage d’en avoir encore une fois trop dit, dévale les escaliers à la poursuite des voleurs. En sortant de son immeuble, il voit les deux individus monter à bord d’une voiture rouge et partir en trombe. Ni une ni deux, Jean Naitrodi grimpe à bord de son véhicule, un cabriolet bleu et prend en chasse les individus qui se dirigent vers la forêt à la sortie de la ville.

Après avoir roulé un bon quart d’heure, ils atteignent une clairière. Jean Naitrodi ralentit et dissimule son cabriolet derrière un tas de bois. Il contacte la Police, explique la situation et indique sa position, tout en tenant à l’œil les brigands.

Avançant discrètement, il découvre une grange à l’abandon et la présence d’un hélicoptère à bord duquel les malfaiteurs ont sûrement l’intention de s’enfuir avec SON diamant.

- Je ne peux pas abandonner ce joyau ! Si Cléopâtre voyait ça … Allons Jean, à l’attaque !

Il se saisit de son glaive, rampe jusqu’à l’hélicoptère et entreprend de saboter l’engin. Il casse la serrure avec son arme, s’introduit dans l’habitacle et coupe les fils électriques sous le poste de pilotage. Alors qu’il descend de l’appareil, il dérape et se retrouve nez à nez avec les criminels, alertés par le bruit.

- Tiens, tiens, comme on se retrouve ! dit le faux policier.

- Vous ne pourrez jamais vous enfuir avec MON diamant maintenant que j’ai sectionné les fils de votre hélicoptère.

- Décidément ! Vous en dites toujours trop ! Ce n’est pas un problème, mon ami Robin Dirien va le réparer en cinq minutes !

Robin Dirien acquiesce d’un signe de tête.

Les deux compères ligotent Jean Naitrodi, le bâillonnent et le traînent jusqu’à la grange.

- Que va t-on faire de lui ? Il a vu nos visages, il pourrait nous dénoncer, nous devons l’éliminer !

Robin Dirien, sans un mot, lui désigne un bidon d’essence et sort de sa poche une boîte d’allumettes.

- Excellente idée, dépêchons-nous !

Pendant que Robin Dirien répare l’hélicoptère, le faux policier répand l’essence du sol au plafond dans la grange. Il fait un sourire mesquin à Jean Naitrodi. Ce dernier ne peut malheureusement pas dire ce qu’il pense et pousse un grognement de colère. A la vue de l’allumette dans la main de son ravisseur, il comprend que sa dernière heure est venue. Décidément, sa journée avait vraiment mal commencé ! Il a alors une pensée émue pour son chien Tudor et son chat Ditou.

Au moment où l’allumette s’enflamme, la porte de la grange s’ouvre violemment et apparaît tout un groupe de policiers, de vrais policiers cette fois. A leur suite, Robin Dirien entre escorté et menotté. Son acolyte est alors neutralisé avant d’avoir pu mettre le feu. Jean Naitrodi est libéré. Alors, il se lève, ramasse son glaive et le place sous la gorge du malfaiteur.

- Je vous ai piégé ! Je ne vous avais pas dit que j’avais appelé la Police ! Comme quoi je n’en dis pas toujours trop !

Se tournant vers les policiers, il dit :

- Ils sont à vous ! Moi, je dois remettre, au plus vite, en lieu sûr, MON trésor. Cléopâtre ne m’aurait pas pardonné de l’avoir laissé entre de mauvaises mains. Je ne rêve plus maintenant que de prendre un bol de lait chaud !!!

Fin de la partie D4–Institution Sainte-Marie – Marjorie Clémençon
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Une fois arrivé chez lui, Jean Naitrodi pose son précieux diamant sur la table de la salle à manger et se précipite jusqu’à la cuisine pour se préparer un nouveau bol de lait.

« Miam-miam, le lait de la ferme, bio, 100% écrémé, humm, c’est tout chaud » se répéta Jean Naitrodi dans la tête.

Au moment même où il était sur le point d’avaler sa première cuillère « Maouw, maouuw » (donne-moi du lait !).

-          Ce n’est pas vrai Ditou, essaye de te calmer, j’allais boire mon lait, de la ferme, bio, 100% écrémé, et c’est tout chaud ! Si tu as un problème, tu sais qu’il faut tout me dire.

-          Maouwouwouwouwouw (je veux du lait !).

-          Oui, mais je viens de finir la bouteille, si tu veux du lait, tu vas devoir prendre le seul qui reste : celui que j’ai renversé tout à l’heure par terre…

-          Maouwouwouw (oh, c’est dégoûtant, comment le boire ?)

-          Ah, je vois bien comment le boire…tout simplement il faut que tu le lèches !

-          Maouwouwouwouw, maouwouw !

Ditout l’chat était très triste mais aussi en colère. Il fit un gigantesque saut et s’agrippa au dos de son maître.

-          Ahhh, lâche-moi, tu me fais vraiment mal !

Jean Naitrodi se secoua et hop ! attrapa Ditou l’chat et le balança par terre.

-          Ahhh-ah, ça t’apprendra gros vilain chat. La seule chose positive ici, c’est mon diamant ! D’ailleurs, il faut que je le ramène dans le mur derrière le tableau de ma mère.

Jean Naitrodi marcha le long du couloir et parla d’une manière étrange au diamant.

-          Tu sais que tu es le plus beau, sans doute parce que tu m’appartiens…

Quand Jean Naitrodi commença à monter le long des escaliers, il sentit une boule de poils sous ses pieds se dérober…Tudor n’avait rien trouvé de mieux à faire que de dormir ici

-          Wouaf, wouaffff.

-          Ahhh, cria Jean Naitrodi tout en dévalant la pente des escaliers.

-          Mon diamant, NOOOOOOOOOOOOOON !!!

Il entendit un « clac-clic-paff » : le diamant était brisé en mille morceaux. Impossible de le réparer !

Jean Naitrodi commença à ramasser les morceaux du diamant.

-          Tiens, c’est étrange, on dirait…du…plastique…je n’arrive pas à le croire !

Depuis le début, c’était un FAUX !

-          On dirait que la seule chose qu’il me reste, c’est mon « super, méga, archi, bol de lait, de la ferme, bio, 100% écrémé.

Il retourna dans la cuisine pour boire son bol de lait chaud…

-          Quoi, la tasse est vide ! Qu’est-ce que ce charabia ? Mon super lait ? Où es-tu ???

-          Maouwouw, maouw (c’est moi !)

-          Ne me dis pas que c’est TOI Ditou ? maintenant, dis-moi tout Ditou !

-          Maouwouw, maouw, maouw, maou-maou-maouw

-          Ah, en fait, tu voulais du lait, de la ferme, bio, 100% écrémé et super chaud, c’est ça ?

-          Maouwouwouwouwouwouwouwouw (voilà, c’est tellement délicieux !)

-          Ouais, bah peut-être que c’est délicieux, mais je te signale que c’est LE MIEN !

-          Maouw, maouw ! (Eh, pourquoi ce n’est pas toi qui lèches parterre ?)

-          Quoi ? Tu dis que c’est à moi de lécher le lait parterre ?

-          Maouwouw (oui !)

-          Alors là, tu rêves : jamais je ne pourrai faire ça ; je ne suis pas un chat !

-          Maouh (Quoi ?)

Alors Ditou fit un deuxième saut gigantesque et s’agrippa -cette fois- sur le bidon de son maître !

-          Ahhhhhh, ça fait encore plus mal qu’avant ! Je te maudis Égypte Antique, et toi, Cléopâtre encore plus !

 

C’est ce qu’on peut appeler une sale journée… Grrrrr !!!

 

Pour finir, vous prendrez bien un p’tit bol de lait, de la ferme, bio, 100% écrémé, tout chaud ?

Fin de la partie N°5 – École Saint-Joseph Miribel – Édith CLAVIÈRE (titre donné : J’en ai trop dit)

 

 




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