Récit E

La mort aux rats dans le plat

Paul et Julie, comme tous les matins se dirigent vers leur arrêt de bus 32 pour se rendre au Collège . Ils rejoignent Arthur qui les attend, COMME TOUS LES MATINS.

Sur le chemin, Julie ne se sent pas bien. Elle a mal au ventre mais ne sais pas pourquoi. Elle n’écoute plus Paul qui lui raconte le film qu’il a vu la veille avec sa sœur. 

« Oh ! Tu ne m’écoutes pas ? Lui dit-il ,agacé,
- Heu ….. Quoi ……. Comment ? Répond Julie
- Je te parle et toi tu rêves !
- Je crois que j’ai peur de quelque chose…..
- De quoi ?
- Je ne sais pas mais j’ai très mal au ventre, réplique Julie
- C’est normal, tout le monde est malade dans la classe !! »

Ils aperçoivent, au loin l’arrêt du bus mais Arthur ne leur fait pas signe COMME TOUS LES MATINS.

« Tu vois Arthur aussi doit être malade, je ne le vois pas, remarque Paul. »

Mais plus ils s’approchent et plus Julie se sent bizarre… Ses mains sont glacées et elle a toujours cette grosse angoisse qui lui fait mal au ventre.

Le bus arrive à l’arrêt en même temps que les deux collégiens. Tous les voyageurs montent… Paul met le pied sur la première marche …. mais soudain, Julie le retient par le pull.

Elle vient de voir le cartable d’Arthur,….. seul ….. sous l’abri du bus…….mais Arthur n’est pas là !

Fin de la partie 1 Collège Marie Rivier  Madame PIALLAT
—————

Julie tira à nouveau Paul par la manche :

«  Aie, arrête , tu vas me déchirer mon pull, viens vite, monte, le bus va démarrer ! 

-  Mais…euhhhh…. enfin, regarde, c’est le cartable d’Arthur !!!

- Chauffeur, s’il vous plaît, un instant, notre camarade qui nous attend

COMME TOUS LES MATINS,

n’est pas là, vous l’avez vu monter ?

- Attends, je vérifie.

Et bien non, ma p’tite , il n’est pas là 

Bon , vous avez tous vos ceintures ?

-  Juliiiiiiie, vite, on démarre !! 

- Vas-y, moi, j’ai trop mal au ventre, je rentre à la maison ! »

Paul alla s’installer à côté de son camarade Alexandre, il se garda bien de lui dévoiler quoi que ce soit au sujet d’Arthur.

Julie, quant à elle avait une idée derrière la tête, elle mènerait son enquête et tiendrait Paul au courant régulièrement.

Tout d’abord, elle commenca par ouvrir le sac ……mince alors, il est vide !!

«  Purée ….que se passe-t-il ? Aie, j’ai mal au ventre …. ! »

Julie avait vraiment très très mal au ventre, plus elle pensait à Arthur, plus le mal s’amplifiait.

Elle s’assit à côté du sac, regarda tout autour d’elle et réfléchit.

Les idées se bousculèrent dans sa tête :

-1 : COMME TOUS LES MATINS, Arthur est venu et quelqu’un a voulu lui prendre son sac, mais il s’est défendu, tout le contenu est tombé et il a couru après le voleur …..

-2 : COMME TOUS LES MATINS, Arthur est venu et …… il est parti à toute vitesse, mais pourquoi ? A-t-on tenté de le kidnapper ?

- 3 : COMME TOUS LES MATINS, Arthur est venu mais, comme moi, il avait mal au ventre, alors il est vite reparti et quelqu’un qui passait par là a volé ses affaires ?

- 4 : COMME TOUS LES MATINS, Arthur est venu mais, farceur comme il est ….il a laissé son sac et il est déjà arrivé ?

- 5 : AUJOURD’HUI ce n’est pas COMME TOUS LES MATINS, Arthur n’est pas venu, ce n’est pas son sac.

« Bon, ça va mieux, je téléphone à Paul et on va procéder par élimination. »

Au moment même où Julie prit son téléphone, un personnage étrange s’arrêta et la regarda bizarrement.

« Est-ce la réalité ou mon ventre qui me joue des tours et me donne des hallucinations ? »

 » Vite, j’appelle la police….. »

Fin de la partie N°2  Mme Houard-Demange Dominique partie E2
—————————–

Au moment où Julie appelle la police, le personnage étrange jette le téléphone par terre. Julie dit : « C’est bon,  je sais maintenant, c’est la réalité !! ».

Elle a envie de courir et de partir d’ici mais quelque chose l’en empêche.

Le personnage l’intrigue… il est grand, brun, mince et a les yeux vairons. Il porte un jean troué, un blouson en cuir et des bottes de motard. Il se baisse pour ramasser le téléphone, et le lui tend d’un air gêné. Julie remarque qu’il  ne parle toujours pas. Elle le remercie et tente d’engager la conversation :

«  Bonjour je m’appelle Julie et vous ? »

…Mais il ne parle toujours pas, réalise Julie.

Soudain, il fait des grands gestes… ; elle comprend qu’il est muet !

Elle va devoir trouver comment communiquer avec lui. Elle décide de prendre un stylo et un cahier dans son cartable. Aussitôt dit, aussitôt fait.

Il commence à écrire…  « Bonjour je m’appelle James, 32 ans mécanicien. J’adore résoudre des enquêtes. »

Julie dit : «  Super, alors vous voulez bien m’aider à retrouver mon copain Arthur ?

– Oui écrit James.

Tout d’abord, allons ENCORE fouiller son sac. Regardons dans la petite poche. Il y a juste son téléphone.

« Mais son téléphone est TOUJOURS dans la poche de son blouson ! », s’écrie Julie.

Nous allons regarder ses messages pour voir s’il n’y a pas quelque chose de suspect. Alors, alors…

« Mais il a voulu m’envoyer un message ! mais il ne l’a pas fait !

James écrit sur le cahier : Le message dit quoi ?

Julie lui lit le message : Julie vient m’aider ! Ils veulent me kidnapper !

James griffonne :  Han, han  !!! …Mais c’est qui « ils » ?

-  Je n’en sais rien, mais ce que je sais, c’est qu’il va nous falloir découvrir où se trouve ARTHUR…

Fin de la partie 3 (E3) : École Saint-Joseph, Édith CLAVIÈRE
———————

Julie et James décident d’arpenter les rues du quartier à la recherche d’indices.

Après plus d’une heure ils n’ont rien trouvé.

Julie ne se sent pas bien et à TOUJOURS mal à son ventre.

Elle appelle Paul pour le prévenir de l’avancement des recherches :

-       Coucou, on a fait le tour du quartier mais on n’a rien découvert.

-       Tu dis ON ? POURQUOI ?

-       Quand le bus est parti, il y a un homme étrange qui s’appelle James. Il m’a dit, en fait non, il a écrit car il est muet, qu’il allait m’aider à retrouver Arthur. On a ENCORE fouiller son sac et on a trouvé son portable. Arthur a essayé de me contacter par SMS. Julie lui lit le message.

-       Et qu’est ce que vous allez faire ? Moi, je suis bloqué au collège et il n’y a pas de trace d’Arthur ici.

James a une idée. Il écrit sur le cahier que peut-être les voisins ont vu quelque chose.

-D’accord dit Julie. Allons les interroger. Commençons par le numéro 23.

Il y avait un grand portail et une sonnette visiophone.

Julie sonne et une dame ayant une voix étrange répond :

-C’est à quel sujet ?

- Bonjour, notre ami a disparu ce matin à l’arrêt de bus juste devant chez vous. Avez-vous vu ou entendu quelque chose ou quelqu’un ?

- Désolé, répond-elle sèchement. RIEN ……Je n’ai rien entendu au revoir.

Julie fut surprise par la rapidité de la réponse de cette voisine.

James écrit :

-       Elle m’a paru bizarre.

-       TROP BIZARRE continue Julie….Allons au numéro 25.

Ils s’avancent devant une maison très coquette et ils toquent à la porte. Une personne d’un certain âge, avec des cheveux tirés en chignon se présente sur le pas de la porte.

-       Oh ! Bonjour les enfants. Que vous arrive-t-il ?

-       Bonjour Madame, nous sommes à la recherche de notre ami qui s’est fait kidnappé ce matin devant votre maison.

-       Venez, entrez, il fait froid. Je vais vous préparer un bon chocolat chaud.

 Julie se sentait rassurer car elle était en présence de James qui était beaucoup plus âgé qu’elle. Cependant, ils trouvèrent tous les deux que l’attitude de la dame était bizarre. Tout comme son intérieur qui était propre, bien rangé et mystérieux.

Ils boivent la boisson chaude et Julie se sentit ENCORE plus mal que ce MATIN.

Les deux jeunes gens se retrouvent dans une pièce où il y avait des livres, des jouets….
Julie reconnu Arthur qui était allongé sur le lit.

-ARTHUR !!!!!! cria-t-elle. Tu n’as rien ? Que s’est-il passé ?

Arthur raconte son aventure : COMME TOUS LES MATINS, …………

Paul qui est toujours au collège, s’inquiète car il n’a pas de nouvelles de Julie.

En rentrant du collège, Paul passe voir Julie chez elle, mais aucune trace de Julie.

Fin de la partie 4 : Ecole Sainte Madeleine, Christelle Salavert
——————————-

Paul se souvient alors que Julie et son mystérieux ami James devaient enquêter auprès du voisinage.

Il décide alors d’aller au numéro 23 juste en face de l’arrêt de bus. Personne. Puis au numéro 25.

Quelle n’est pas sa surprise lorsqu’il aperçoit au fond de la pièce ses deux amis, une tasse de chocolat à la main, assis sur un canapé, en compagnie d’une vieille dame et d’un jeune homme.

Après les présentations, et une fois Paul rassuré, Arthur commence ses explications.

- COMME TOUS LES MATINS, j’attendais à l’arrêt de bus. Vous n’étiez pas encore arrivés. Deux personnes m’accostent. C’était Suzanne et James, explique t-il en montrant l’homme et la femme à côté de lui.

J’ai tout de suite compris que tu étais muet, ajoute Arthur, à l’adresse de James. Ils m’ont demandé si je voulais un chocolat chaud car il faisait très froid. Comme j’ai refusé, ils m’ont poussé de force au numéro 25.

Là, ils m’ont tout expliqué.

En fait Paul, je te présente donc Suzanne, qui habite au numéro 23, James, son petit-fils et leur amie Jeanne qui est cuisinière au collège. Et c’est dans la cuisine du collège que démarre toute l’aventure ! Tu verras plus tard …

Jeanne m’a demandé de m’asseoir, poursuit Arthur à l’attention de Paul, et elle m’a posé plein de questions à propos de la cantine : si j’y mangeais souvent et si j’y avais mangé hier.

Moi je ne comprenais rien !

Elle insistait tellement que je me suis dit qu’elle était folle !

J’ai fini par lui répondre que oui et alors, là, elle s’est presque évanouie et a absolument voulu me faire boire un chocolat chaud.

Moi je venais de prendre mon petit déjeuner et en plus j’avais mal au ventre, alors je n’en avais pas envie.

James m’a menacé et j’ai fini par boire, ajoute t-il en regardant James qui affichait un air désolé.

James se met alors à faire des gestes pour montrer qu’il n’avait pas le choix.

- Je ne t’en veux pas, s’empresse de répondre Arthur.

D’ailleurs, mon mal de ventre a aussitôt disparu et je me suis endormi.

- Et je suis arrivée à ce moment là, intervient Julie tout excitée.

- Mais ça ne nous dit pas pourquoi on a tous mal et pourquoi on se retrouve ici, s’écrie Paul.

- Ah oui, tu te souviens … Tout a commencé dans les cuisines du collège.

Jeanne était en train de préparer une soupe à la tomate pour nous réchauffer. C’est en prenant le sel sur l’étagère au-dessus du plan de travail qu’elle a fait tomber un pot qui contenait de la mort aux rats. Elle ne s’en est pas rendu compte tout de suite. Quand elle a compris ce qu’il s’était passé, tous les élèves s’étaient déjà servis.

Jeanne a eu peur et n’a rien dit. Tout ce qu’elle voyait, c’était que nous tombions malades les uns après les autres. Elle en a parlé seulement à Suzanne son amie et à James.

- Oui, continue Jeanne. Il fallait trouver un antidote. On s’est documenté et on a découvert que la fève de cacao était la solution.

- Excuse-nous Arthur, on a voulu le tester sur toi et on est super heureux que ça fonctionne ! Ajoute Suzanne.

- Ouais … pas très sympa quand même, répond Arthur en fronçant le nez.

- Bon, le plus important maintenant, c’est de distribuer l’antidote à toute l’école, réfléchit Julie.

- Je sais, on devrait utiliser un sniper, mettre l’antidote à l’intérieur et arroser tout le monde avec, dit Arthur.

- Si on était des super héros, on pourrait faire pleuvoir l’antidote, s’excite Paul.

- Les garçons, revenez sur terre, on n’est pas dans un jeu vidéo mais confrontés à la réalité.

J’ai une meilleure idée … demain, c’est la Saint-Valentin, nous pourrons distribuer l’antidote en faisant croire que c’est un philtre d’amour, dit Julie avec enthousiasme.

- Ah oui, je vais enfin pouvoir faire craquer les filles, s’écrie Paul en bombant le torse.

- Mais que tu es bête, Paul, pas un vrai philtre d’amour, on parle de l’antidote.

Jeanne et Suzanne, trouvant l’idée judicieuse, le plan est adopté. Elles préparent l’antidote en grande quantité pendant que les jeunes s’affairent à la décoration de la fête de la Saint-Valentin : ils confectionnent des affiches avec des cœurs, des cupidons pour annoncer la distribution du philtre antidote le lendemain après-midi.

Le grand jour est arrivé : chaque élève se jette gaiement sur la boisson, persuadé(e) qu’il va avoir un charme fou auprès de l’élu(e) de son cœur.

Même si le charme n’opère pas pour tout le monde, les maux de ventre, eux, disparaissent peu à peu.

La cuisinière, se sentant encore un peu coupable, observe, soulagée et heureuse, les élèves quitter l’école, guéris et le sourire aux lèvres.

Et depuis ce jour, TOUS LES MATINS, Suzanne, Jeanne et James font un signe amical et complice de la main à Julie, Paul et Arthur avant qu’ils montent dans le bus qui les emmène au collège.

Fin de la partie 5 : Institution Sainte-Marie, Marjorie Clémençon

 

 

 




astridyu |
Enzo |
Roméo |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | ManueandCo
| Lilas
| Frédéric GARCIA , GéNéALO...