Récit A

Entre Ange et Démon

 

Emilie se réveilla tôt comme à l’accoutumé. Elle se trouvait dans le dortoir miteux des filles de l’orphelinat Sainte Escale à Paris . Nous étions en 1943, le 20 décembre.

Emilie se leva, s’habilla d’une vieille robe et descendit l’escalier pour prendre son petit déjeuner dans la salle commune. En chemin , elle rencontra Alex qui écrivait des insultes sur

le mur  grisâtre du couloir. Emilie et Alex étaient frère et sœur, ils avaient 12 ans. Ils étaient jumeaux ! Pourtant ils étaient très différents  : Emilie était une élève

brillante alors qu’Alex était le cancre de la classe. Alex regarda sa sœur, lui tira la langue et partit en courant.

  Le petit déjeuner terminé, Emilie se rendit au cours de Français. Elle s’assit à côté d’Elisabeth, sa meilleure amie. Tous les élèves  commencèrent à écrire la dictée du jour.

Tous sauf Alex qui encore une fois faisait des dessins sur son cahier . On pouvait distinguer un soldat en uniforme avec un casque portant un fusil sur l’épaule. Il brandissait

de l’autre main un drapeau français.

En effet, nous étions en 1943 ; la France était alors occupée par les armées du Reich. Emilie et Alex n’avaient pas de nouvelles de leur père parti se battre en 1939.

 A la fin de la journée, Emilie monta au dortoir avec ses camarades.

Elle aussi pensait beaucoup à ses parents dont elle était privée ; toutes les nuits elle imaginait son père sous les bombes ; quant à sa mère, c’était l’image d’elle emmenée en pleine

nuit par la milice française qui la hantait. Sa mère en effet aidait la résistance – du moins c’est ce que Emilie et Alex avaient déduit en observant son comportement bizarre- elle

avait été dénoncée, arrêtée et fusillée. C’était pour cela que les deux orphelins s’étaient retrouvés dans ce pensionnat.

Le lendemain, Emilie retrouva son frère. Il n’était pas en train de faire des bêtises ; cette fois il avait même un air grave. «  La directrice vient de nous apporter cette lettre, lui dit- il »

 Les enfants ouvrirent nerveusement l’enveloppe marron. Ils ne recevaient jamais rien. A l’intérieur, se trouvaient deux médaillons : l’un représentait un ange, l’autre un démon. 

Fin de partie 1 Récit A  . classe de 6èmeB  Mme Clemençon M. Parage   Institution Sainte Marie CASTELJALOUX
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Alex et Emilie prirent chacun un médaillon et retournèrent en classe. Le soir venu, les enfants décidèrent de se rassembler dans le dortoir de l’orphelinat afin de jouer à leur jeu de société préféré, la Boîte Secrète.

Ils aimaient bien se divertir pour ne plus penser à la guerre. Ce jeu consistait à répondre à des questions de culture générale. Il fallait jeter les dés, déplacer son pion sur le plateau de jeu et arriver le premier sur la case «victoire».

C’était Fabrice qui gagnait tout le temps car il était fort en Histoire. Emilie lança ses dés, fit le chiffre 6 et déplaça son pion sur la case « animaux ». Alex tira une carte et lu la question avec difficulté, il butait sur les mots car il n’était pas fort en lecture:

«Quel est l’insecte préféré des chauves-Souris?

-Le scarabée ! répondit Émilie.

-Non, c’est faux, répondit Alex, c’est le moustique !»

Soudain, sans explication, les médaillons d’Alex et d’ Émilie se mirent à briller. Les lumières s’assombrirent et les murs du dortoir disparurent. Des chauves-souris géantes jaillirent de nulle part et tous les enfants tombèrent dans un trou noir ….

Fin de la partie 2- Récit A  . classe de 6ème1   Laurence Maître – Collège Sainte Anne – Le Blanc
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Une voix retentit: « Vous êtes entrés dans le trou enchanté ». 

Les médaillons brillèrent à nouveau et un faisceau lumineux indiqua un endroit bien précis sur le sol.

 

Ils creusèrent et trouvèrent une carte et une clé. Sur la carte, un labyrinthe était dessiné et une statue en indiquait la sortie. 6 emplacements étaient repérés par des numéros tout le long du parcours.

Emilie, Alex, Magali et Grégory, le plus jeune, restèrent tout d’abord médusés puis se mirent à débattre sur l’attitude à adopter. Hurler dans l’espoir que quelqu’un les entende ou alors jouer le jeu et se lancer dans l’aventure? Hormis les jumeaux à qui il restait un parent, les deux autres enfants n’avaient plus rien à perdre que leur vie dans cet orphelinat miteux au milieu de cette guerre qui n’en finissait plus. C’était décidé, ils se jetèrent à l’eau.

Grâce aux médaillons, un halo lumineux les entourait et leur permettait de pouvoir suivre les couloirs du labyrinthe.

Tout à coup, ils arrivèrent dans une première salle, indiquée par le chiffre 1 sur la carte. Les enfants s’immobilisèrent en voyant des carreaux s’illuminer au sol. Tout s’éteignit puis quelques secondes plus tard, les carreaux se mirent à jouer une mélodie. Un silence et de nouveau cette mélodie. Alex en déduit qu’il fallait reproduire les notes en marchant sur les carreaux et ainsi traverser la pièce. Méthodiquement, il attendit que la mélodie reprenne et mémorisa le parcours. Il se lança. Les 3 autres l’observèrent sans bouger. Un premier carreau, puis un deuxième! Attention de ne pas perdre l’équilibre ou de se tromper une seule fois. Qui sait ce qu’il pourrait se passer? Une troisième case, puis il enchaina sur la quatrième, la cinquième et les suivantes jusqu’à la dixième où il hésita. Heureusement, Emilie avait elle aussi mémorisé la mélodie et lui indiqua la note finale. A peine eut-il terminé que tous les carreaux s’illuminèrent et une lettre tomba du plafond sur le sol. Il la ramassa et fit signe à ses camarades de le rejoindre. Un indice, la lettre E. Il la fourra dans sa poche et ils poursuivirent leur chemin.

La pièce suivante était un capharnaüm, remplie de papiers roulés de deux couleurs. Seul le milieu de la pièce était vide et deux signes identiques étaient dessinés sur le sol. Deux arbres. Grégory avait déjà commencé à dérouler des papiers qui se trouvaient devant lui. Il tomba sur ce même arbre griffonné à l’encre. Les quatre enfants hésitèrent un temps puis se demandèrent si il ne fallait pas retrouver l’autre arbre et ainsi reconstituer le symbole situé au centre de la pièce… Quoi qu’il en soit, il fallait bien essayer quelque chose! En avant! Chacun prit un coin de la pièce à la recherche de cette autre gravure. Après de longues minutes, Magali brandit le second arbre. Rien ne se passa pourtant… Emilie proposa de superposer les deux parties sur leurs emplacements respectifs, au sol. Oh! Une nouvelle lettre tomba devant eux. C’était le S. Et de deux! C’était un peu stressant mais les enfants en avait oublié d’où ils venaient et quelles étaient leurs conditions de vie actuelle. Ils étaient littéralement plongés dans leur aventure.

Au détour d’un angle du labyrinthe, apparut la pièce numéro trois. Face à eux, des nombres inscrits sur chaque brique composant le mur. Tous compris entre 1 et 44. Alex remarqua une brique enfoncée, le chiffre 5. Que devaient-ils faire? Emilie appuya sans réfléchir sur le nombre 20. Une porte dérobée commença à s’ouvrir! Grégory tenta sa chance et appuya sur le nombre 31. La porte se referma aussitôt! Magali eu une idée. Elle rappela à ses camarades la leçon de mathématiques sur les multiples d’un nombre. Pourquoi ne pas essayer? Après un bref résumé de la leçon, les enfants se mirent à appuyer sur 10, 15, 25, 30, 35 et 40. Une nouvelle lettre tomba du plafond, le C. Les enfants s’introduisirent dans le couloir vers la prochaine salle. Là, une question gravée sur le mur les attendait. « Qui a peint la Mona Lisa? ». Chacun réfléchit à la leçon d’Histoire sur La Renaissance et se rappela que cette oeuvre avait été peinte par Léonard de Vinci en . Tous dirent en même de temps « Léonard de Vinci ». Une nouvelle lettre tomba, le A. Ils continuèrent leur parcours vers la prochaine salle.

Une voix leur dit: « Voici une énigme. Quel animal a 4 pattes le matin, deux pattes le midi et 3 pattes le soir? Alex se souvint que sa mère lui avait raconté cette histoire il y a quelques années. Il interpella sa soeur afin de le lui remémorer. Malheureusement, il dit tout ceci à voix haute: « Rappelle-toi, maman nous l’a racontée! C’est l’Homme! Bébé à quatre pattes le matin, debout à midi sur ses deux jambes et vieux avec une canne le soir. » Tout le monde retint son souffle. Sa soeur lui cria « Mais pas si fort! Ce n’est peut être pas la bonne réponse! ». Le trou répondit « Bravo! vous pouvez passer à l’étape suivante. Voici la lettre L. »

Ils avancèrent vers la salle suivante. Des portes battantes s’ouvrirent. Sur le mur était gravée une question. « Qui était Marie Curie? ». Emilie qui lisait beaucoup se rappela d’un ouvrage dans lequel il était question de femmes célèbres de l’Histoire. Elle ramassa une branche et écrivit la réponse. « Scientifique qui a découvert l’énergie nucléaire ».  Un courant d’air survint et la lettre tomba. C’était le E.

Une porte s’ouvrit et la statue apparut. Dans ses mains, une pierre recouverte de poussière. Sous cette poussière, des cases avec une place pour chaque lettre gagnée. Les quatre enfants posèrent les lettres sur le sol et essayèrent de trouver un mot. Alex se rendit compte que le mot ESCALE pouvait être reconstitué. Ils placèrent les lettres sur la tablette tenue par la statue. Les médaillons et les lettres se mirent à briller. Deux cercles s’illuminèrent sur le mur. Ils comprirent que leurs médaillons devaient y être posés.

 Fin Partie 3 du récit A – Ecole Saint Vincent Hendaye – Magali Brouste
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Ils les placèrent et un ange et un démon en sortirent.

« - Bravo vous avez réussi, nous exaucerons deux vœux de votre choix si vous répondez correctement à cette dernière énigme : mon premier est la première lettre de l’alphabet. Mon second est ce que le roi fait. Mon tout est un animal. »

Les enfants se concertèrent un petit moment, puis, tout à coup, Grégory pensant avoir trouvé la réponse, dit d’une toute petite voix :

« - Une araignée.

- Une araignée ! Reprit Magali. Tu es sûr ? »

Tous les enfants retinrent leur souffle.

« - Félicitations, c’était bien la réponse. Maintenant vous pouvez faire vos deux vœux. Attention, prenez bien le temps de réfléchir. »

Après discussion il sembla aux enfants que seules deux choses leur importaient vraiment : que la guerre cesse et que tous les enfants de l’orphelinat retrouvent leurs parents.

« - Ha, ha, ha ! S’écria le démon. Vous êtes bien trop gourmands et également très naïfs. Vous ne pensiez quand même pas que j’allais réaliser votre vœu.

- Ne vous inquiétez pas, leur glissa l’ange pour les rassurer, au moins un de vos souhaits sera réalisé. Cependant je ne peux vous dire lequel, c’est le destin qui en décidera. »

A ce même moment un clapet s’ouvrit sur la statue découvrant ainsi un trou de serrure.

« - Mais oui ! S’exclama Magali. La clé que tu as dans ta poche Alex, elle doit bien servir à quelque chose ! »

Ils insérèrent la clé et une porte s’ouvrit. Une fois le seuil passé, ils se retrouvèrent comme par magie dans le dortoir devant le plateau de jeu. Ils comprirent que sans s’en rendre compte ils venaient de passer quatre jours dans le labyrinthe car sur le calendrier accroché au mur était noté la date du 25 décembre 1943 …

 

Fin de la partie 4 : Joscht Emmanuelle école Sainte-Marie (Gujan Mestras 33)
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Au petit matin de ce jour de Noêl, nos héros entendirent la porte du dortoir grincer. Le personnel du pensionnat leur annonça :

-          Le Père Noël est passé !

Alex et Emilie furent les premiers à réagir à cette nouvelle ; ils descendirent l’escalier à toute vitesse. Magali et Grégory firent de même immédiatement après leurs deux amis. Tous quatre furent émerveillés en voyant des tout petits cadeaux disposés près du petit sapin du réfectoire. Les autres enfants les rejoignirent dans la minute qui suivit et restèrent sans voix face à cette sublime vision. Tous, émerveillés, savourèrent ce précieux instant car il n’y avait qu’un seul et unique petit cadeau par enfant.

Chacun avait découvert à l’intérieur du cadeau une splendide carte postale envoyée par leurs parents ou leurs proches. Les jumeaux trouvèrent une photo de leur père et reconnurent son écriture si particulière. Soudain, le médaillon d’Emilie se mit à briller intensément et l’Ange en sortit. Il  annonça d’une voix douce et claire :

-          Je vous promets que très bientôt la paix reviendra et que vous retrouverez votre père vivant ! »

Des larmes de joie coulèrent des yeux des deux  enfants. Puis ils s’enlacèrent en riant. Amusés et sans comprendre leur secret, les autres pensionnaires se mêlèrent à eux.

On dit que, ce matin-là, tous les enfants présents dansèrent jusqu’ au coucher du soleil…

Fin de la partie 5 : Christophe Crétois / Jeanne d’Arc / Bernay )

 

 




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